vendredi 9 janvier 2015

Charlie et les réseaux sociaux : les douze prochains coups qu’il faudra éviter. De tirer.

Attention, je préviens les ânes sans cibles que ce texte n’est ni politiquement correct, ni involontairement sarcastique. Par contre, il est grammaticalement inattaquable, et rien que pour ça il mérite largement un bisou. Pas trop mouillé le bisou, merci, il paraît qu’une épidémie de grippe balistique a déjà fait douze morts.
 

« Je pourrais en citer des dizaines, de ces petits proverbes si finauds, de ces citations percutantes qui depuis des centaines d’années ont plus de swag que les punchlines les plus « braaahhhh » des rappeurs les plus cotés. En veux-tu de mon « la plume est plus forte que l’épée » ? En voilà de mon « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » ! Oh, ça, elle en aura fait couler de l’encre cette « Liberté » dont on parle tant. Elle aura aussi fait couler du sang, mais il paraît que ça part mieux que l’encre au lavage de cerveaux. Que ça c’était avant, et que vu que c’est écrit sur les frontons de nos institutions, tout est acquis. Eh bien non, et nous devons nous lever et nous lever encore pour que cette Liberté continue à exister, tout comme Charlie continuera à exister dans nos âmes. »

Ceci est le genre de saloperies rhétoriques de bas étage que vous allez liker dans les prochains jours, en pensant humainement – car vous êtes de bonnes personnes, et là je ne suis pas ironique – que tout cela est légitime et vrai. Diantre ! J’ai écrit un gros mot, lapidez-moi. Mais comment décrire autrement ce type de sentences oiseuses, emplies de mots vides et creux ? Comment qualifier ce type de mensonges éhontés qui jouent sur notre pathos largement défoncé ces derniers jours par des balles aux pointes moins creuses que le cerveau de ceux qui les ont tirées ?
Revenons un peu sur certains termes, et essayons d’être lucides. Car il faut l’être MAINTENANT, les déchainements socio-inculturels n’attendront pas le début du week-end.

dimanche 7 septembre 2014

Un pastiche, garçon ! On the Rocks Desproges.


Après avoir lutté pour terminer le livre de Valérie Trierweiler "Merci pour ce moment", je me suis tout naturellement tourné vers une littérature ayant le potentiel de me réconcilier avec le genre humain. J'ai donc ressorti "Les chroniques de la haine ordinaire"  de Pierre Desproges, testament de ses textes décapants lus à haute et intelligible voix sur France Inter en 1986. Et je me suis demandé, entre deux éclats d'un rire qui pourrait être qualifié de pur et salvateur, ce que chroniquerait Desproges à propos de ce fameux livre polémique s'il était encore vivant (Desproges, pas le livre). Ni une, ni deux, je décidai de pasticher mon maître dans la lignée rabelaisienne qui a donné ses lettres de noblesses à cet exercice de style. J'espère avoir été à la hauteur des attentes de celui qui ne pourra pas être remplacé. Pas par défaut de qualité de la part de certains humoristes, mais bien parce que les ondes ne sont plus capables de laisser ce type de phrases faire rire les personnes de bonne volonté. Bien entendu, je n'ai pas la prétention d'être lui. Je me contente simplement d'ajouter un Pierre dans les dix fils Desproges.
ATTENTION : cette chronique n'est par principe pas destinée prioritairement à la lecture, mais à l'expression orale. Pensez à l'entendre résonner et raisonner dans votre tête. Comme si vous écoutiez la radio. Mais par pitié, ne me donnez pas un accent belge, j'essaie d'arrêter.

samedi 6 septembre 2014

CRITIQUE : "Merci pour ce moment", les sept péchés capitaux de Valérie Trierweiler

Crédit Photo : Max PPP.

Critique (presque) littéraire de « Merci pour ce moment »
(éditions Les Arènes, 2014)
« La critique est aisée, mais l’art est difficile », écrivait Philippe Destouches. « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloges flatteurs », tempéra par la suite Beaumarchais dans son Mariage de Figaro. Je remercie ce dernier, qui me permet ainsi d’écrire ce qui suit (et a permis au journal qui a pillé son œuvre de lui voler un leitmotiv, en plus de son nom).


Aphorisme du jour

"Haïssons-nous vivants" (François/Valérie)

Je viens de terminer la lecture de "Merci pour ce moment".


Ma foi en la sainteté de l'écriture en a pris un sacré coup.

vendredi 5 septembre 2014

Exercice de style du soir


"C'est transcendant, en y repensant : en scrutant des 'sans-dents' à cran scandant d'incessants et cinglants slogans mandant le sang du séant d'un indécent président condescendant, on sent les pesants ans lésant ces cent 'sans-dents', les laissant dans un messéant rang descendant."

Le pire, c'est que ça se tient. Tiens, tiens...

Aphorisme du soir

"La garde des sceaux aurait un énorme total d'actions chez le prohibé pétrolier."

(Esso, Total, Shell, BP)

jeudi 4 septembre 2014

Aphorisme du soir

"Quand le bouton, la toison, le nombre, le pont, le con et le gond vont se réveiller, ça va être un joli boxon."